Non à  la Charia !

200 Years Anniversary of Jefferson's Letter on Separation of Church and StateConference 28 and 29 September 2002, France

Non à la Charia !Pour la séparation de la mosquée et de l'Etat

 

 

 

 

Les raisons pour la Séparation de la religion et de l'Etat :

1. La liberté de conscience

  • Le roi d'Angleterre Jacques II: "Il est et il a été depuis longtemps notre souhait et notre opinion constante que la conscience ne doit pas être contrainte, ni que l'on force les gens en matière de religion" (Déclaration d'Indulgence Octobre 1687)
  • John Milton:"Donnez-moi la liberté de connaître, de dire et d'argumenter librement selon la conscience, au dessus de toutes les autres libertés" (Aeropagitica ou de la liberté de la presse 1644)

2. La liberté religieuse

  • Thomas Jefferson: "Est-ce que l'uniformité est réalisable ? Des millions d'homes de femmes et d'enfants innocents, depuis l'introduction du christianisme, ont été brûlés, torturés, soumis à l'amende, emprisonnés; cependant nous n'avons pas avancé d'un pouce vers l'uniformité. Quel a été l'effet de la coercition ? Rendre idiote la moitié du monde et rendre hypocrite l'autre moitié." (Note sur l'état de Virginie 1784)  

Je ne veux par répéter toutes les raisons en détail pour insister sur la séparation de l'Etat et de l'Eglise, elles sont esquissées dans les citations précédentes. Ce n'est pas l'affaire de l'Etat d'interférer dans la liberté de conscience et de pensée de ses citoyens. L'Etat ne peut pas rendre les gens religieux par la force; au mieux il peut imposer la pratique religieuse publique, mais au prix de la sincérité de la croyance. En autorisant une seule croyance, on se coupe et on coupe du progrès et de lumière nouvelle toute une classe d'âge et ou toute une génération. Comme le dit Kant: "Unir dans une institution religieuse permanente qui ne peut être sujette au doute devant le public - c'est absolument interdit". C'est abdiquer la raison, renoncer aux lumières et fouler au pied les droits de l'humanité. Nous devons aussi nous défaire de la notion que nous sommes "né musulman" ou "né chrétien" et que nous ne pouvons rien y faire. Nous devrions être libre d'embrasser ou de quitter une croyance particulière, sans quoi il n'y aurait pas de progrès, pas de liberté ni de réforme.

Une fois que le principe de séparation de l'église et de l'Etat est admis, une libre discussion sur la religion peut s'établir sans craindre la torture. Toutefois, c'est précisément ce que redoutent les gouvernements théocratiques ou les autocrates religieux: la libre pensée.

Dès lors que nous avons une religion institutionnelle établie qui se place au dessus du doute, nous avons la tyrannie, la police de la pensée et l'absence de sens critique qui entravent le progrès intellectuel et moral. Dans une théocratie islamique, Dieu est le maître absolu dont les paroles doivent être obéies absolument, sans doute, sans discussion, sans question; nous ne pouvons pas trouver d'arrangement à l'amiable avec Dieu ni passer outre le véto de Dieu. Le Dieu de l'Islam n'est pas un démocrate (ni même un républicain….[rire..]); nous ne pouvons pas nous débarrasser de lui comme nous pouvons le faire avec un représentant humain élu par le peuple d ans une démocratie représentative. Si le pouvoir corrompt, alors le pouvoir absolu corrompt absolument.

La loi Islamique (la Charia) tente de légiférer chacun des actes de la vie de l'individu. la loi Islamique nie les droits des femmes et des minorités non-musulmanes. Les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes, et elles jouissent de droits inférieurs: concernant les témoignages devant la justice, et l'héritage, une femme est comptée comme la moitié d'un homme; pour le mariage et le divorce, sa position est moins avantageuse, un homme peut la battre selon le Coran. Un musulman n'a pas le droit de changer de religion; l'apostasie est passible de mort. Sous la Charia, l'adultère et le vol sont passibles l'un de la peine de mort par lapidation et l'autre de l'amputation des membres.

Les dangers d'accorder aux minorités musulmanes des revendications pour vivre selon leur propres coutumes devraient être évidents maintenant: en France, cela signifierait la fin de la république. On pourrait penser que cela ne peut pas arriver ici, en occident, en France. Mais c'est déjà arrivé et s'est encore en train de se produire; Prenez l'exemple de la polygamie. On estime qu'en France dans la région parisienne seule, il y a 200 000 personnes qui vivent dans des familles polygames. Dans la banlieue parisienne à Ivry, il y a 1 500 immigrés africains et 2 tiers des familles sont polygames.

Comment cela est-il arrivé ? Dans les années 1980, c'était la politique discrète mais illégale du gouvernement socialiste d'autoriser plus d'une épouse par mari dans le cadre du regroupement familial. Cette pratique inique a été justifiée par l'argument vieux comme le monde du relativisme culturel, la tolérance pour les traditions des immigrés. Mais maintenant les femmes africaines elles-mêmes se dressent contre cette coutume. Dans une interview, Mme Madine Diallo (The International Herald Tribune 2 février 1996) a déclaré: "Ca fait dix ans que nous disons aux Français que c'était une erreur [la tolérance de la polygamie]; que la polygamie ne pouvait pas marcher ici parce que nous avions vu les problèmes". Mme Keita du Sénégal raconte :"La polygamie ne marche pas en France. C'est insupportable parce qu'il n'y a pas de place pour deux ou trois femmes et 15 enfants dans une habitation réduite…Les femmes sont rivales. Le mari n'est jamais juste…Il y a d'horribles disputes."

Ainsi une tolérance bien-pensante - qui est en vérité de la condescendance, peut-être même du racisme déguisé - envers d'autres cultures a eu pour résultat la négation des droits pour des milliers de femmes. Les femmes elles-mêmes réagissent contre cette situation; ainsi ce n'est décidément pas les impérialistes culturels qui imposent certaines valeurs occidentales à des populations en détresse. C'est plutôt une révolution partie de l'intérieur d'une communauté par des femmes qui désirent affirmer leur dignité et réclament leurs droits civiques, comme elles exigent un code civil uniforme qui affirmera le principe d'égalité absolue devant la loi.

Je terminerai par une citation du journaliste Janadas Deavn de Singapour: "Est-ce trop d'affirmer, en vérité, que les nations d'Asie ont des agences gouvernementales, que quand elles recherchent un avenir plus démocratique pour elles-mêmes, c'est parce que la démocratie fait autant partie de leur modernité que de celle de l'occident ?" (New York Review of Books 6 juin 1996).

 

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